lundi 16 février 2009

Jean de Salisbury, XIIe Siècle



" Illiteratus rex quasi asinus coronatus est "

" Un roi illettré est comme un âne couronné "

voir message du 24 janvier

dimanche 8 février 2009

Malraux, 7 Mars 1948


André Malraux dénonçait dans ce discours: "...la foire aux bonnes intentions où un gouvernement idéal serait celui d'une entreprise de sondage qui aurait le mieux découvert les aspirations des citoyens. Après quoi, on élirait ce gouvernement de cocagne et il n'y aurait plus qu'à attendre la catastrophe..."

jeudi 5 février 2009

Retirada, 5 Février 1939


"LA RETIRADA"

Le 26 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains des franquistes. Les vaincus, ce sont les républicains, après trois ans d’une guerre civile qui a ensanglanté toute l’Espagne. Poussés par la mitraille, civils, militaires fuient vers la frontière pour se réfugier en France. Le 27 janvier la frontière est ouverte, les premiers réfugiés civils entrent en France, pendant que les derniers combattants continuent la lutte jusqu’au début du mois de février où sonne l’heure de la "Retirada", devant l’arrivée de près d’un demi-million de personnes les autorités françaises choisissent de concentrer les réfugiés près de la frontière pour éviter qu’ils ne se dispersent et pouvoir ainsi les contrôler.

Le 5 février 1939 le gouvernement français décide de laisser entrer ce qui reste de l’armée républicaine. Des familles sont séparées. Pour les hommes on ouvre des camps sur les plages à Argelès et à Saint Cyprien notamment. Ce sont des camps de concentrations construits par les républicains eux-mêmes. Ces camps sont barbelés, la surveillance est assurée par des tirailleurs sénégalais et des gardes mobiles Les familles se cherchent. Les hommes sont passés avec l’armée, les femmes de leur côté avec les enfants. Il a neigé cet hiver. Les conditions sont terribles, à pied au travers de la montagne...

Un site sur la guerre d'espagne

mercredi 4 février 2009

Paul Nizan, 1905-1940


Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine: classe contre classe; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accompa-gnements; tuer ou se faire tuer: pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec une gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles: ne croyez pas au père Noël. [.]
Nous voulions écrire l'un et l'autre. Il publia son premier livre bien avant que je trace un mot du mien. A l'époque où parut la Nausée, si nous eussions prisé ces présentations solennelles, ce fut lui qui m'eût préfacé. C'est la mort qui a renversé les rôles. [.]
Son portrait, j'eusse été capable de le faire: taille moyenne, cheveux noirs. Il louchait, comme moi, mais en sens inverse, c'est-à-dire agréablement. Le strabisme divergent faisait de mon visage une terre en friche; le sien convergeait, lui donnant un air de malicieuse absence même quand il nous prêtait attention." Jean-Paul Sartre. Avant-propos de la réédition d'Aden Arabie Maspero, 1960.

Paul Nizan: ADEN ARABIE, 1931, « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde.
À quoi ressemblait notre monde ? Il avait l'air du chaos que les Grecs mettaient à l'origine de l'univers dans les nuées de la fabrication. Seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d'un commencement.»

dimanche 1 février 2009