Le Nuage en Pantalon, 1915, Vladimir Maïakovski"Votre pensée,
qui rêvasse sur votre cervelle ramollie,
tel un laquet obèse sur sa banquette graisseuse,
je m'en vais l'agacer d'une loque de mon cœur sanguinolent
et me repaître à vous persifler, insolent et caustique.
Mon âme n'a pas pris un seul cheveu blanc,
et il n'y a en elle aucune tendresse sénile!
En fracassant le monde par le bourdon de ma voix,
je m'avance, beau gosse, mes vingt-deux ans en prime.
Tendres!
Vous couchez l'amour sur les violons.
Les brutaux le flanquent sur des cymbales.
Mais sauriez vous comme moi vous retourner comme un gant
pour que vous ne soyez plus que des lèvres intégrales? "
Ainsi commence Le Nuage en Pantalon...

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